Pourquoi j’ai consommé ma vie en excès. Et pourquoi je recommencerais.

Pendant 2 ans, j’ai carburé au speed.

Ma vie en speed. Ma vie en trop.
En écrivant cet article, je me rends compte que j’avais déjà vécu une période plus jeune où j’ai beaucoup profité sans réfléchir, pendant mon école de commerce, pendant mon Erasmus. Mais ce n’était pas pareil, je n’avais pas profité pour MOI, je profitais de la vie en ayant cette envie d’appartenir à un groupe. De m’identifier à mes collègues d’école, d’erasmus, l’intention n’était de loin pas la même.
Entre 25 et 27 ans, j’ai littéralement cramé ma vie. Et juste pour moi, juste pour ma gueule, pour voir. À cette époque tout n’était pas simple et j’avais beaucoup de mal à comprendre l’intérêt de la vie. Le « pourquoi la vie? ». Ça me bouffait. J’avais besoin de sens. J’avais besoin d’un électrochoc. Il a duré 2 ans.
J’ai consommé ma vie pour être vivante. Pour avoir mes sens sollicités 24h sur 24.
J’étais dans le Trop tout le temps.
15 septembre - Cramé ma vie
Trop d’alcool.
Trop de mecs d’un soir.
Trop d’amis.
Trop de soirées.
Trop de livres.
Trop de sport.
Trop de km.
Trop de weekend.
Trop d’avis.
Trop de confiance.
Trop d’argent.
Trop de vie.

Trop de tout.

Et qu’est-ce que c’était bon! J’étais vivante ! Vivante, pour moi. Vivante, sans peur. Peu importait le reste. J’avais de l’adrénaline en dose. J’étais une pile. Je n’étais pas raisonnable. Je ne demandais pas l’avis des autres. J’étais sans doute malpolie et provoc, tout ce que mamie m’a toujours appris à ne pas être !
Ça m’a donné une confiance en moi inestimable, ça m’a fait réaliser certains de mes plus grands rêves. Ça m’a fait prendre des choix que j’estime aujourd’hui parmi mes plus grandes réussites.

Mais non ça n’a pas pour autant été 100% rose. Dommage !

Consommer sa vie dans l’excès a un prix : la santé, les amitiés qui s’éloignent, les tensions qui apparaissent. Je l’ai payé. Et j’ai décidé d’être ok avec ça.
Et puis je me suis rendue compte que le trop n’est jamais suffisant. Qu’il faut toujours plus. Que la consommation à l’excès ne se suffit jamais ! Que je n’atteignais jamais l’équilibre. Ou des équilibres si fugaces. Si futiles. J’ai compris au fond de mes tripes que le vrai bonheur ne viendra jamais de l’extérieur.
Je n’ai ni vraiment décidé du moment où j’ai commencé à cramer ma vie. Et je n’ai pas non plus pris la décision d’arrêter ça. Je n’ai aucun mérite. Je dirais plutôt que j’ai eu la chance qu’une occasion de vivre comme ça se présente à moi.
Ça c’est fait comme ça, parce que j’avais besoin de sentir, de vivre, de découvrir. Et j’ai osé. Oser faire trop. Puis oser arrêter aussi.
Ce sont toutes les 2 des réussites en un sens.
Aujourd’hui je ressens comme une mélancolie à ce souvenir, une touche de fierté, et une grande gratitude envers la vie.

Une gratitude immense envers mes proches et mes amis qui sont restés à mes côtés.

Et vous, comment faites-vous pour vous sentir vivantes?
Êtes-vous plutôt dans le « trop » en ce moment ? Dans l’équilibre ? Dans le « moins?

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